Newsletter n°11 - samedi 17 mars 2007


Stress et maternité
   

  
Depuis que votre test de grossesse est positif, vous vous rongez les ongles et vous vous réveillez en sueur la nuit... Quelle couleur choisir pour la chambre ? Est-ce que je préfère une fille ou garçon ? Comment va se passer l'accouchement ? Et les places en crèche.... Bébé n'est pas encore né que vous vous inquiétez déjà. Attention au stress ! En effet, si l'anxiété n'est pas très bonne pour votre santé, elle l'est encore moins pour celle de votre enfant !
Il est essentiel de rester zen durant les neuf mois de la grossesse.

   

   
Les émotions...

Les émotions de la femme enceinte sont nombreuses, imprévisibles et changeantes. Les bouleversements hormonaux sont en partie responsables mais ils n’expliquent pas tout. La grossesse est le moment propice aux questionnements et aux doutes mais aussi aux projets. De quoi développer un état de stress permanent. Peur de l’accouchement, de ne pas être à la hauteur pour élever un enfant, de l’état de santé de bébé… Un corps en plein changement, voilà de quoi vous amenez rapidement les larmes aux yeux. Le ventre s’arrondit, la poitrine devient voluptueuse, une peau qui change d’aspect, une démarche beaucoup moins légère, et on devient ultra-sensible… Cet état de stress peut engendrer des troubles du sommeil, des nausées et un état d’esprit peu enclin à la légèreté. Quand l’angoisse se fait trop forte, n’hésitez pas à en parler à votre entourage. Les conseils des copines qui sont déjà passées par la case maternité ne sont pas à négliger !
   

  
Le futur papa aussi !

Pendant la grossesse de leur compagne, quelques hommes grossissent, ont des maux de ventre, comme s'ils étaient, eux aussi, enceints ! Forme de couvade, cette somatisation démontre à quel point certains pères souffrent de ne pas davantage coopérer. Car, malgré la volonté de participer à la grossesse de leur femme et d'assister à l'accouchement, les hommes trouvent parfois difficilement leur place durant ces neuf mois si particuliers.

Voici quelques moyens simples d'être partie prenante de l'aventure :
En accompagnant votre femme aux visites médicales mensuelles, ou aux échographies, vous entendrez battre le coeur du bébé, vous découvrirez les premières images de lui, floues mais ô combien émouvantes ! Vous en apprendrez un peu plus long sur son développement ;
Durant sa grossesse, votre femme supporte peut-être mal que son corps se déforme ; rassurez-la, montrez-lui par des témoignages physiques qu'elle n'en reste pas moins séduisante ;
Elle a mal au dos ? Ne laissez pas l'exclusivité des massages aux spécialistes !
Vers cinq mois, le bébé réagit quand on touche le ventre de sa mère ; il manifeste son plaisir, joue avec la main qui lui "parle", se déplace. Ces jeux de contact ont donné lieu à une nouvelle "science" : l'haptonomie. L'haptonomie se pratique en couple, avec l'aide d'un médecin ou d'une sage-femme formés à cette discipline. Elle permet au père de mieux communiquer avec son enfant durant la gestation et après la naissance.
   

  
   
Les examens de grossesse


Les examens de grossesse génèrent du stress pour un certain nombre de femmes. Echographie, dépistage sérique de la trisomie 21, examen prénatal, consultation avec un médecin anesthésiste...
Bébé est-il bien placé ? Comment va-t-il ? Dois-je me fier aux résultats des examens sanguins ? Dois-je faire une amniocentèse ? Autant de questions auxquelles votre médecin répondra sans alarmisme.
   

Concilier maternité et travail

L’arrivée d’un enfant bouleverse tout. Les femmes changent parfois leur rapport au travail, ou l’entreprise les voit d’un autre œil. Pourtant, mener de front bébés et belle carrière est possible. L’absence légale pour maternité dure au minimum seize semaines, une période clé qui sera d’autant mieux vécue, par vous-même et par vos collègues, qu’elle sera préparée.

• Préparer le terrain psychologiquement
A vous de rassurer vos managers et collaborateurs s’ils s’inquiètent. Après tout, il ne s’agit jamais que d’un congé de quelques mois ! Le rappeler suffit souvent à calmer les esprits. Ramenez donc les choses à de plus justes proportions.


Eviter soi-même de culpabiliser
Vous redoutez la maternité parce que vous craignez que ce congé ne nuise à votre carrière ? Même si certains managers continuent à se sentir trahis, les mentalités changent. Gardez confiance. Certaines femmes imaginent trop de réactions négatives et se placent d’emblée sur la défensive.


Garder le contact durant le congé
Les mères de famille engagées dans de belles carrières sont unanimes sur ce point. Ne plus donner signe de vie, c’est maladroit. Autre erreur à ne pas faire, croire qu’on retrouvera son poste tel qu’on l’avait laissé. Quand on revient après des mois d’absence, beaucoup de choses ont bougé. Il faut anticiper les changements.


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En avril 2007,
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